Que pour étouffer vos cris,
Sur vos lèvres de Cypris
Ma bouche avide se pose :
Je suppose,
Irma, je suppose.
Que, non content d'un larcin,
Sous la gaze de ton sein
J'effleure un bouton de rose :
Je suppose,
Irma, je suppose.
Que tu repousses ma main,
Mais au doux serment d'hymen
Tu me permets autre chose…
Je suppose,
Irma, je suppose.
Qu'aux transports de ton amant
Tu résistes mollement ;
Plus tu faiblis et plus j'ose…
Je suppose,
Irma, je suppose.
Qu'au dernier cri de douleur,
Je suis maître de ta fleur,
Qui pour moi seul est éclose :
Je suppose,
Irma, je suppose.
Que, pour calmer tes remords,
Je fais de nombreux efforts,
Toujours suivis d'une pause…
Je suppose,
Irma, je suppose.
Qu'enfin il faut s'abstenir,
Lorsqu'on ne peut obtenir
Certaine métamorphose…
Je suppose,
Irma, je suppose. |
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