MAI
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En mai, le mois où l'on bande, Les Désirs sortent par bande Et vont battre les buissons ; La plaintive Philomèle Sait des horreurs, et les mêle A ses plus tendres chansons.
La grotte s'ouvre et se ferme Comme un con buveur de sperme ; Les crapauds sur le chemin Tirent quelques coups moroses ; On voit courir dans les roses Les Amours, la pine en main ! |
De sa chambre solitaire, Caresse un godemichet ; Le collégien imberbe Trouve une mine superbe A son vit qu'il éméchait ;
Et les pines centenaires, Pareilles aux vieux tonnerres Eventés depuis longtemps, Crachent un reste de foutre Lentement formé dans l'outre Des testicules flottants ! |
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