Parodie des Louis d'or

Parodie des Louis d'or

Un soir, étant en diligence
Sur une route, entre deux bois,
Je branlais avec assurance
Une fillette au frais minois.
J'avais relevé sa chemise
Et mis mon doigt à son bouton,
Et je bandais, malgré la bise,
A déchirer mon pantalon !

Pour un quart d'heure entre ses cuisses,
Un prince eut donné son trésor…
Mais moi je dis : Dieu te bénisse !
Je te promets un louis d'or !

Je la branlai sans résistance,
La tête en feu, la queue aussi ;
Je pris sa main… Quelle indécence !
Et je la posai sur mon vit.
Le foutre courait dans mes veines…
Je déchargeai ! Quel embarras !...
Sa main, sa robe en étaient pleines…
Mais cela ne suffisait pas !


Sentant s'allumer la sournoise,
Je lui dis : Fais un doux effort…
Sortons d'ici, que je te boise,
Je te promets un louis d'or !

Dans un hôtel nous arrivâmes ;
Bon feu, bon lit, tout s'y trouva.
Bientôt, tous deux nous nous couchâmes,
Et le spectacle commença.
Foutre ! Branler ! Gamahuchage !
Langue fourrée ! Enculement !
De tout un peu l'on fit usage…
Je crois que j'en rougis, vraiment.

Le lendemain, devenu plus sage,
Je me dis que j'aurais bien grand tort
De payer un tel pucelage…
La belle attend son louis d'or !

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