Aimes-tu mieux qu'en levrette
L'homme te baise parfois ?
Qu'en ton trou du cul qui pète
Il plonge deux ou trois doigts ?
Sur l'assise d'une pine,
Pivotant comme un toton,
Aimes-tu mieux, en gamine,
Tirer l'coup du macaron ?...
Non, non, non, non
Marco, qu'aimes-tu donc ?
Les écus d'un jeune Icare
Que plument mes jolis doigts,
Les rentes d'un vieil avare
Qui bande une fois par mois.
D'une putain ferme et ronde
Aimes-tu mieux les appas
Que les plus beaux vits du monde
De ton cul mouillant les pas ?
Et comme Sapho l'antique,
Aimes-tu mieux, ma Chloris,
Qu'une tribade impudique
Te suce le clitoris ?
oui, mais… Oui, mais…
Mieux vaut, à tout jamais :
Les écus d'un jeune Icare,
Que plument mes jolis doigts
Les rentes d'un vieil avare,
Qui bande une fois par mois.
Paul Saunière |
|