Quelquefois, l'orgueil le transporte !
Dans un temple l'a-t-on admis,
L'ingrat alors laisse à la porte
Ses deux plus fidèles amis.
Mais, voyant sa calotte altière
Se déplacer souvent en leur honneur,
Toutes les femmes, pour leur directeur,
Ont pris le cu,
Ont pris le cu,
Le curé de Saint-Pierre.
Veut-il dans chrétienne rebelle
Faire entrer… La componction,
Jusqu'au fond du… Cœur de la belle,
Il pousse la… Conviction.
Alors elle quitte la terre,
Son œil mourant voit le bonheur des dieux !
Ah ! Pour donner un avant-gout des cieux,
Vive le cu,
Vive le cu,
Le curé de Saint-Pierre.
Pleurons sur la faiblesse humaine !
Le saint, oubliant la raison,
Des fautes d'une Américaine
Partage le fatal poison.
Hélas ! Cette erreur passagère
Vient d'effacer tout le bien qu'il a fait,
Et du poison l'inévitable effet
Gate le cu,
Gate le cu,
Le curé de Saint-Pierre.
Dieu, loin de calmer la tempete,
Est sans pitié pour sa douleur,
Et l'infortuné voit sa tete
Périr sous les traits du malheur.
Bientôt, pour comble de misère,
Nous avons vu le fer ouvrir son sein,
Et sous les coups d'un college assassin
Tomber le cu,
Tomber le cu,
Le curé de Saint-Pierre.
Pleurant sur ces froides reliques,
La beauté maudit les trois dieux,
Et de ses chants mélancoliques
Le bruit pénétra jusqu'aux cieux.
Alors, honteux de sa colère,
Le tout-Puissant, abjurant ses desseins,
Entre la Vierge et le plus beau des saints
Plaça le cu,
Plaça le cu
Le curé de Saint-Pierre |
|